Sharon KIVLAND

Mes Pétroleuses, 2008
Eau-forte sur papier Rives Moulin de Gué, tempera à l'œuf

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C'est le nom donné aux femmes de la Commune de Paris de 1871, accusées d'avoir brûlé une bonne partie de Paris avec des bombes à pétrole, précurseurs des Cocktail Molotov si populaires pendant les événements de Mai 1968. Les femmes étaient supposées être habillées en noir, avec un ruban rouge autour du cou, représentant la coupe de la guillotine. Leur existence est mise en doute par les historiens, bien que le rôle important joué par les femmes durant la commune ne le soit pas.
 
 

Mes Mariannes, 2008
Feutre découpé au laser
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Marianne, symbole de la France est montrée portant un bonnet Phrygien. Les Sans-culottes parisiens exhibaient leur ardeur révolutionnaire et leur solidarité plébéienne en portant le bonnet, qui, pendant la Grande Terreur, était adopté même par ceux qui auraient pu être dénoncés comme des modérés ou des aristrocrates, avides de démontrer leur adhésion au nouveau régime. Mes Mariannes, copiées à partir de planches de mode de 1871, année de la Commune de Paris, se transforment pour ainsi dire toutes en bonnets, voire en silhouettes phaliques, un éponyme d'après Etienne de Silhouette, le Ministre des Finances qui en 1759 imposa des mesures économiques si drastiques sur le peuple français que son nom devint synonyme de tout ce qui était fait à rabais.  
 

Pétroleuse, 2006
Collier en argent fait main, boîte recouverte de soie, doublé de velours
. Photo : DR

Le terme est péjoratif, signifiant à la fois une allumeuse, une femme qui cherche à enflammer le désir de l'homme sans le satisfaire, et une femme qui affirme de manière trop véhémente ses opinions politiques. Quelle coquine !