 |
| |
Mes semblances, 2003-2009 Trois images associées pour
mettre en scène des relations de pouvoir dans l'acte même de création.
D'un côté, des hommes s'essaient à donner corps à la féminité dans un
atelier de sculpture. A l'autre extrémité, des femmes modèlent des
têtes de femmes ; au centre un plan serré révèle un détail
d'architecture donc le seul élément notable est le mot "mètre" inscrit
en relation avc son image physique. Sharon Kivland joue de l'homophonie de la langue française : le mètre, l'étalon de mesure, serait-il aussi le maître ultime de la figuration féminine ?
|
| |
 |
| |
 |
| |
 |
Détails
|
| |
| |
 |
| |
Mes bêtes sauvages, 2008 Fouines et écureuils campent
par la seule vertu d'accessoires, rubans et bonnets phrygiens - ces
derniers étant le symbole de la République, les figures de
l'aristocrate et du révolutionnaire. Un renard (celui de la fable ?)
tient, quant à lui, Le Capital de karl Marx entre ses mâchoires. Nature et culture ne font pas forcément bon ménage.
|
| |
 |
Détail
|
| |
| |
 |
| |
Mes négligées, 2009 Sur les pas de Mallarmé et de son éphémère Journal de la mode, Sharon Kivland se livre à un exercice de copie minutieuse. D'après un journal de cette même époque, elle réalise des dessins aquarellés de toilettes très sophistiquées qu'elle accompagne de leur description imprimées sur des pages de cahiers d'écoliers. La palette de couleur assez "conventionnelles", le titre qui évoque une tenue d'alcôve sont comme l'envers d'un décor de pure nécessité sociale.
|
| |
| |
 |
| |
Ma parure, 2009 Rappelant les slogans racoleurs des enseignes publicitaires souvent dédiées aux femmes et à leur apparence, des fragments de textes de Laclos se déploient sur les vitres du CIAC, d'un rose subtilement proche de marques de cosmétiques d'allure plus contemporaine.
|
|
|