Nicolas Desverronnières et Sylvain Le Corre - Galerie du Dourven & Festival de l'Estran

Chaque année au mois de septembre, le Festival d’art de l’Estran invite des artistes à investir les paysages exceptionnels des communes littorales de Trégastel, Trébeurden et Pleumeur-Bodou, situées sur la Côte de Granit Rose en Côtes d’Armor. Des artistes plasticiens, paysagers, architectes sont invités à produire des œuvres à l’échelle de ces paysages uniques.

En 2021, le Festival d’art de l’Estran évolue côte à côte avec le projet artistique de la Galerie du Dourven.
Documents d’Artistes Bretagne accompagne le Festival depuis cinq ans et a proposé cette année la mise en place d’une résidence artistique au Dourven*. De décembre 2020 à juin 2021, le duo d’artistes Nicolas Desverronnières et Sylvain Le Corre a mené un travail de recherche et de création sur le territoire de l’estran. Une exploration de dix semaines a donné lieu à la réalisation d’une exposition à la galerie au printemps et d’une œuvre pour le Festival d’art de l’Estran.

Vidéo : Restitution de la résidence et des expositions de Nicolas Desverronnières et Sylvain Le Corre à la galerie du Dourven et au Festival de l'Estran.
Réalisation : Margaux Germain
Production : Documents d'Artistes Bretagne

*Avec le soutien du dispositif Résidences d’artistes plasticiens sur les territoires de la Bretagne, co-porté par la Région Bretagne et la Drac Bretagne.

Les Chantiers-Résidence

Reda Boussella - Cœur braisé

Exposition du 15 octobre 2021 au 15 janvier 2022
Vernissage le jeudi 14 octobre à 18h suivi d'une performance de Reda Boussella à parrtir de 18h30.

Lauréat des Chantiers-résidence, Reda Boussella (né en 1994) a investi les murs du centre d’art pendant plusieurs mois. Diplômé de l’EESAB-site de Quimper en 2019 , Boussella est de ces artistes prolifiques, généreux dans la création, volontiers partageurs ; l’exposition, présentée au premier étage du centre d’art, rend bien compte de son investissement démesuré, d’un abandon total et boulimique dans le travail et la création de formes.

Baigné de culture populaire depuis l’univers vidéoludique Pokemon jusqu'au rappeur 50 Cent, Reda Boussella absorbe les références de son quotidien et reconstruit son propre monde souvent loufoque. Lorsque l’on observe ses œuvres, la technique du collage – différents matériaux, techniques ou formels – apparaît immédiatement. Le collage, inventé par les artistes Picasso et Braque dans les années 1910, était utilisé pour « ouvrir » le spectateur à d’autres réflexions que celle de la peinture elle-même. En 1923, Picasso déclarait à son sujet : « Nous avons essayé de nous débarrasser du trompe-l’œil pour trouver le “trompe-l’esprit” ».

En cela, les compositions de Boussella trouvent une origine dans cette conception révolutionnaire en son temps : l’assemblage d’éléments disparates ouvrent le spectateur à d’autres mondes. Le titre de l’exposition, Cœur Braisé, poursuit cette même logique : mix de cœur brisé et de poulet braisé, cette association évoque tant les amours adolescents déçus que les chips à goût chimique.

Pour cette exposition, Reda Boussella s’attaque, sans aucun jugement, aux stéréotypes de la plage estivale. On y croise des corps bronzés, des couleurs criardes, du graillon, la France des vacances à la mer. Les paroles de Ah yah, rosé, jet-ski, playa du rappeur Jul se mêlent à celles de la Nationale 7 de Charles Trenet.

« De toutes les routes de France d'Europe

Celle que j'préfère est celle qui conduit

En auto ou en auto-stop
Vers les rivages du Midi

Nationale 7 »

Sur un ton semblant léger, Reda Boussella aborde la question du regard que l’on porte sur l’Autre. N’est-ce pas à la plage ou à la piscine que nous voyons des corps à moitié dénudés sans sensation de gêne ou de désir ? Grâce à une iconographie forte, l’artiste interroge également la notion de virilité et de machisme.  La « chemise ouverte, chaine en or qui brille » des années 1980-1990, la figure du mâle ont évolué et les anciennes normes disparaissent peu à peu. Cœur braisé se révèle être un portrait d’un été populaire de 2021 qui s’efface peu à peu, à la fois le spectacle d’une fête qui se termine mais aussi la fin d’un ancien monde obsolète.

En savoir plus sur la résidence : leschantiers-residence.com

En partenariat avec Documents D’Artistes Bretagne

Dans le cadre du programme Les Chantiers | Résidence

Avec le soutien de Suravenir, filiale du Crédit Mutuel ARKEA

Portraits filmés d'artistes

Samir Mougas

https://vimeo.com/channels/ddab/451766139

Entretien réalisé à l'occasion de l'exposition Imago Super Praxis de Samir Mougas à la Galerie Eric Mouchet, Paris, 2020. Ce film a été tourné durant l'été 2020 au moment de la production des pièces présentées dans l'exposition.
 
Réalisation : Margaux Germain
Coproduction : Réseau documents d'artistes - Documents d'Artistes Bretagne
Collection d'entretiens filmés du Réseau documents d'artistes - 2020

Documents d'Artistes Bretagne édite en ligne des dossiers réalisés avec des artistes visuels vivant en Bretagne.
 Les dossiers présentent des biobibliographies, des textes et de nombreux documents visuels et sonores. Tous droits de reproduction et de diffusion réservés.
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DDAB est situé au Centre d'art Passerelle à Brest.