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Un peu de soleil dans l'eau froide

Une exposition de Virginie Barré et Eva Taulois

Galerie de Rohan, Landerneau
Du 18 juin au 02 novembre 2016

Commissaires: Documents d'artistes Bretagne et Passerelle, Centre d'Art contemporain, Brest.

Quand Éluard dit subir son «désir comme un peu de soleil dans l’eau froide», Virginie Barré et Eva Taulois semblent prendre à rebours l’émoi du poète en faisant de cette citation l’annonce amusée d’un zénith estival venant contaminer des flots bretons réputés plutôt frais. Ou faut-il plutôt y voir une tentative un brin timide bien que déterminée de conjurer un climat sociétal ces temps-ci bien frisquet ?

Il y a certainement un peu des deux dans ce projet partagé par les artistes françaises réunies. À l’évidence, un air de vacances souffle cet été sur la Galerie de Rohan de Landerneau.
 S’il fallait qualifier en deux coups de cuillère à pot leur proposition, on pourrait dire qu’elles inondent de couleur cette ancienne boutique de centre-ville. Ce « peu de soleil» se veut un étal de gestes simples, vifs et vivants qui conjugue tonalités et obsessions des deux artistes.

Quand Virginie Barré égraine les indices de l’imaginaire, Eva Taulois ouvre par l’abstraction colorée des potentialités fictionnelles. 
Et l’exposition de dessiner le décor composite d’une fiction à inventer dans la réunion délicate de ces deux approches.

Un partenariat entre Passerelle - Centre d'art contemporain de Brest, Documents d’Artistes Bretagne et la Ville de Landerneau

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Graphisme: Véfa Lucas

Nothing at all - Modes Idiorythmiques de la coexistence

DAVID RYAN AU PALAIS DE TOKYO
Nothing at All - Modes Idiorythmiques de la coexistence


Exposition de David Ryan et Jerôme Joy au Palais de Tokyo, Paris
Exposition du 23 juin au 11 novembre 2016

Avec Nothing at All, Modes Idiorythmiques de la Coexistence, les artistes Jérôme Joy et David Ryan interrogent nos rapports biographiques au monde et à sa réalité avec l’engagement qui caractérise leur démarche depuis leur première collaboration, à l’orée des années 1980.

Leur exposition commune est un récit réel, à la fois poétique et politique. Il y est question de lisières et d’abris, de mondes renversés et de ré-enchantement. À travers le dessin, la vidéo, le texte, les installations et la création sonore et musicale, ils explorent ensemble les interstices entre les normes et les marges, « les espaces ouverts où chacun emploie sa singularité ».

Ainsi, David Ryan et Jérôme Joy, en mêlant éléments autobiographiques et fictions, questionnent la coexistence : comment vivre en inter-indépendance ? Ils reprennent au sémiologue français Roland Barthes (1915-1980) le fantasme d’idiorythmie, inspiré par l’étude des rapports de rythmes singuliers et collectifs qui n’empiètent pas sur l’invention individuelle : des manières de se mouvoir, d’être disponible et de vivre librement et sensiblement, sans exclusion, sans contrainte et sans imposition et injonction, de façon médiane, alternative et à différentes vitesses, dans ce qui est fluctuant et inscrit dans la société et dans la vie quotidienne.

Il y a sept ans, David Ryan commence sa nouvelle vie et décide alors d’incarner le chasseur de trèfles, inventant un mode d’existence lié à la cueillette et aux rencontres. Ceux qui acceptent de l’accueillir dans leur réalité accompagnent sa présence et ses projets, chemin faisant. Jérôme Joy le rejoint, il y a quatre ans, en continuant d’interroger par la musique et les sons, et, à l’occasion, par le texte (Le Récit de Michael), les multiples formes et actions de l’improvisation dans la vie et dans un présent libre et indéterminé.

Ainsi, le chasseur de trèfles n’est pas un simple personnage imaginaire, il navigue entre fiction et réalité. Parfois, ses rêves entrent en dialogue et en interaction avec des personnes rencontrées, laissant émerger des formes fragiles, témoignages des échanges, rapports et relations qui peuvent exister autant dans le visible que dans l’invisible.
De même, le personnage construit de Michael (un « éclairant », avec lampe de poche ou lampe-torche) dans le récit imaginé par les artistes au fil du projet Nothing at All fait dialoguer leurs biographies et possiblement celles des lecteurs dans l’invention et la description d’hypothèses, de marges et de rapports d’intensités au réel et au présent vivant.
Aussi ils s’efforcent d’en explorer les dimensions -  à la fois, réconfortantes et accueillantes, instables et fragmentaires -, avec un engagement et un tempérament marqués.

Nothing at All se déploie alors sans hiérarchie dans plusieurs zones et intervalles. À la fois, dans l’espace d’exposition du Palais de Tokyo et dans différents lieux de vie ou de passage, chers aux deux artistes, en Bretagne et en Irlande, aux rythmes fortuits et aléatoires de rencontres, de projets et d’actions, et au fil des situations concrètes que renouent ou amorcent leurs propositions : de l’exposition aux actions et projets immergés dans le quotidien et le prosaïque, aux échanges, prolongements et dialogues avec d’autres, jusqu’à la grande liberté et souplesse des formes et formats que veulent prendre leurs réalisations.

Le projet artistique développé par Jérôme Joy et David Ryan prend ses sources dans leur histoire personnelle respective et dans leurs parcours respectifs.
Marqués par la réalité sociale des années 1980 liée aux montées effrénées du consumérisme et de l’ultra-libéralisme, par le mouvement post-punk et par les troubles politiques en Irlande, Jérôme Joy (né en 1961) et David Ryan (né en 1960) questionnent les formes de résistance et d’émancipation depuis leurs premières collaborations entre 1982 et 1985, tout en se positionnant de manière critique vis à vis des institutions et du monde de l’art.
Au cours de ces dernières années, ils ont développé un travail artistique poétique, autant engagé, radical que discret et fragile, en prise avec le réel et avec ses passages, un travail qui n’a cessé de questionner les formes de liberté et d’initiative, interstitielles et silencieuses, les intensités de présences et d’actions individuelles et commensales, et la quête de bonheurs et des réalisations personnelles, à la fois, avec délicatesse, tendresse et douceur, et avec énergie, invention et spontanéité.

Aujourd’hui, renouant avec un travail en commun après trente années, ils s’interrogent dans ce qu’ils considèrent comme une seconde étape de ce dialogue, au travers de cette exposition - après celles de Rien n’est Jamais tout à fait Achevé et l’Ultime, actes fondateurs, en 1983 et 1984 au Capc à Bordeaux -, sur ce qui est entendu par réel, présent et bonheur et sur la possibilité de reconstruire un monde désencombré et disponible, sans rien imposer. Rien du tout. Nothing at all.

Commissaire : Katell Jaffrès

Polyregard in the dark

Exposition personnelle de ANITA GAURAN dans le cadre des Chantiers-Résidence à Passerelle Centre d'art contemporain, Brest.

Anita Gauran visite des musées et des sites archéologiques munie d’un appareil argentique. De retour dans l’atelier, pas de photoshopage ni d’impression numérique donc, mais un travail patient dans la chambre noire dont elle ressort des épreuves qu’elle a révélées de ses propres mains.
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Du 4 juin au 27 août 2016
Vernissage le vendredi 3 juin à 18h.

Infos : http://www.leschantiers-residence.com/anita-gauran/


Il faut reconstruire l'Hacienda

Bruno Peinado
Exposition individuelle au Musée régional d'art contemporain, Sérignan du 20/05/2016 au 09/10/2016.
Vernissage de l’exposition, le 20 mai.

Présentation de l’oeuvre pérenne de Bruno Peinado, une nouvelle signature du Mrac Commandée par la Région, cette installation magistrale intitulée Il faut reconstruire l’hacienda sera installée de façon permanente sur la façade du bâtiment de la Poste.

Tel son prolongement, l’exposition personnelle de l’artiste investira pour l’occasion tous les espaces d’expositions temporaires en introduisant un jeu de dialogues entre l’intérieur et l’extérieur du musée, entre l’intime et l’espace public, de même entre les différentes formes d’expression artistique. Le parcours proposera en ce sens une immersion dans l’univers de l’artiste où se mêleront dessins, peintures, sculptures ou encore installations, à l’image de cette réplique du dancefloor de The Hacienda. Cette scène ouverte aux artistes plasticiens, musiciens et étudiants des beaux-arts, prendra place au rez-de-chaussée où, chaque dimanche durant les quatre mois de l’exposition, se succèderont des propositions hétéroclites, dans un mix réjouissant entre les générations et les disciplines.

Angélique Lecaille

LE BAISER DU CHARBON ARDENT

Exposition du 3 juillet au 4 septembre 2016
Au Centre d'Art de Pontmain
Vernissage samedi 2 juillet 18h

L'exposition  Le Baiser du charbon ardent s'inscrit dans la continuité du travail qu'Angélique Lecaille mène autour du site Campo del cielo, région du nord de l'Argentine marquée par la chute d'une météorite, il y a 5800 ans. Le Baiser du charbon ardent est un télescopage de temporalité et d'éléments formels où la question du paysage, à travers un ensemble de dessins et de sculptures, est abordée d'un point de vue humain, géologique et astronomique.
En s'appuyant, rassemblant et détournant des données scientifiques et historiques, l'artiste superpose le passé et le présent permettant de donner corps à un récit oscillant entre réalité et prophétie.

Centre d'Art Contemporain Pontmain
8 Bis rue de la grange
53220 Pontmain
www.centredartpontmain.fr

Hervé Beurel

100 TITRES

Exposition du 3 juillet 2016 au 4 septembre 2016
Au Presbytère de Saint-Briac-sur-Mer
Commissariat: Catherine Elkar

Hervé Beurel s’est intéressé à Saint-Briac comme lieu prisé des artistes depuis le milieu du XIXe siècle et devenu le sujet de nombreuses œuvres, peintures, aquarelles et gravures. Aujourd’hui dispersés, figurant dans les musées et des collections privées, ou encore disparus, ces paysages subsistent comme « collection » sur Internet où l’artiste a recueilli un grand nombre de leurs titres. Comme un long poème, cette liste évoque, de manière allusive ou précise, une topographie, des lieux-dits, les confins ruraux de la commune, les plages et les pointes qui s’avancent dans la mer.
A partir de ces deux données, titres d’œuvre et points de vue, Hervé Beurel a conçu une proposition qui à la fois prend lieu dans le jardin du Presbytère et invite les visiteurs à mettre leurs pas dans ceux des artistes, oubliés ou fameux – ainsi d’Auguste Renoir, Henri Rivière, Paul Signac ou encore Emile Bernard. Munis d’un guide édité à cet effet, il s’agit de retrouver l’endroit exact où l’artiste a autrefois posé son chevalet pour peindre sur le motif. Dans cet essai de reconstitution d’une oeuvre née d’un moment et d’un lieu, chacun est amené à faire une expérience de l’art, du paysage au pittoresque.

Collections4

Collections4

Exposition des acquisitions 2015 pour le Fonds Communal d'Art Contemporain de la ville de Rennes.

Avec Yuna Amand, Jacques Beun, Anael Chadli, Caroline Cieslik, Frédéric Dupont & Pierre-Yves Racine, Gwénaëlle Gonzalez, Julien Gorgeart, Karim Ould et Thomas Tudoux.

Du 2 juillet au 4 septembre
à l'Orangerie du Thabor, Rennes

Vernissage le vendredi 1er juillet 2016 à 18h30
(entrée rue de la Palestine)

Nikolas Fouré

Mesurer L'invisible

Exposition personnelle Du 8 juillet au 13 août 2016
Espace Les Limbes, Saint-Étienne
Vernissage le jeudi 7 juillet à partir de 19h30

Sur une invitation de Frédéric Malette et avec le concours de la ville de St Etienne. En résonance avec l'exposition Revoir les étoiles de Frédéric Malette.
Espace la Serre
15 rue Henri Gonnard à St Etienne.
Vernissage le même jour à partir de 18h.

Il était une foi

Il était une foi

Exposition du 26 mars au 2 novembre 2016
Château de Kerjean à Saint-Vougay
Vernissage le vendredi 1er avril à partir de 18h30

En partenariat avec Passerelle, centre d'art contemporain, Brest.

Avec : Vincent Victor Jouffe (DDAB) ; Anita Gauran (BASE, Les Chantiers-Résidence) ; Anaïs Touchot (BASE)

Dilasser chez lui

Exposition de François Dilasser
Du 11 juin au 18 septembre 2016.
Musée du Léon, Lesneven.

Documents d'Artistes Bretagne édite en ligne des dossiers réalisés avec des artistes visuels vivant en Bretagne.
 Les dossiers présentent des biobibliographies, des textes et de nombreux documents visuels et sonores. Tous droits de reproduction et de diffusion réservés.
DDAB est membre du  réseau Art Contemporain en Bretagne.
Le Réseau documents d'artistes est membre du CIPAC, fédération des professionnels de l'art contemporain.

Documents d'Artistes Bretagne bénéficie du soutien de : Ministère de la Culture et de la communication - DRAC Bretagne, Conseil Régional de Bretagne, Conseil Général du Finistère, Conseil Général des Côtes d'Armor, Département d'Ille et Vilaine, Ville de Brest, Brest Métropole Océane, Ville de Rennes.

DDAB est situé au Centre d'art Passerelle à Brest.